Vous avez peut être déjà aperçu la jolie frimousse de Kate O’Berg. Cette jolie blonde,  originaire de Pendleton, dans l’Oregon, a fait l’objet d’un reportage diffusé sur la NHK, le 6 mars dernier : ce dernier était intitulé “Feeling at home at Fukushima”.  Elle a gentiment accepté de répondre à mes questions.

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“J’étais très jeune lorsque j’ai découvert le Japon pour la première fois, explique Kate O’Berg. Ma tante travaillait pour une entreprise japonaise et c’est véritablement elle, qui m’a initié à la culture nipponne. J’ai fait un camp de vacances, à l’âge de 12 ans, où j’ai appris à utiliser des baguettes…” A l’époque, elle ne savait pas, “à quel point, cela allait me servir quelques années plus tard.”

Les années ont passé, le Japon est resté dans la tête de Kate. “Je suis venue au Japon pour la première fois durant l’été 2006, pour un mois.” Son second voyage c’est après le tsunami du Tohoku, en mars 2011, que la jeune femme l’a entrepris. “J’ai fait du volontariat pendant un week-end mais ce n’était pas suffisant. J’ai tout de suite senti l’urgence et la nécessité d’une aide plus soutenue.”

Kate revient donc au mois de décembre 2011, “je vis au Japon depuis”. A Minamisoma, dans la préfecture de Fukushima, très précisément : “cette ville est jumelée avec Pendleton, où je suis née”. Minamisoma se trouve à 25 kilomètres au nord de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Evacués au lendemain de l’accident, les habitants de la ville ont été autorisés à retourner vivre chez eux dès le mois d’avril 2012.

Le volontariat, elle n’a pas réfléchi longtemps avant de s’investir dedans entièrement. “C’est l’expérience la plus valorisante que j’ai pu faire dans ma vie. J’ai appris des leçons que l’on apprend pas dans une salle de classe, j’ai rencontré des gens qui sont dans le même état d’esprit que moi.”

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A Minasoma, plus de trois après la catastrophe, les besoins restent très importants : “Le chômage est très élevé maintenant. Et cette ville a un besoin considérable de soins psychologiques. Pour tous les âges.”

Lorsque l’on aborde la question de la radiation, la jeune femme répond ceci : “Le monde entier est un endroit effrayant. La vie est courte. L’important est de voyager et d’aider son prochain. Peu importe le lieu où tu te trouves, fais tout ce que tu peux.”

 

Plus d’informations sur l’expérience de Kate O’Berg

Soutenir les habitants de Minamisoma

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